Crédit locataire est-il valable ?

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L’accession à la propriété immobilière représente en quelque sorte le Saint Graal pour de nombreux ménages, car, outre le bonheur de vivre « chez soi », le fait de posséder son logement amène de nombreux avantages lorsqu’il s’agit de rechercher un crédit locataire à la consommation ou de faire regrouper ses crédits.

D’une part, cette information n’est qu’à moitié vraie car encore faut-il qu’il y ait une certaine part de capital remboursé sur le financement du bien en question pour permettre le refinancement global, d’autre part il est également possible d’obtenir de bonnes conditions de rachat de prêts de credit locataire ou même propriétaire mais qu’on ne veut pas apporter son logement en gage.

Le rachat de crédit locataire est-il possible ?

Oui, et fort heureusement car il concerne tout de même une très grande partie de la population active française. Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit ni plus ni moins que de faire reprendre vos dettes en cours par un autre emprunt, et que l’on prête également aux gens qui ne sont pas propriétaires d’un bien immobilier à usage d’habitation.

En fait la première condition est de bénéficier d’une certaine stabilité professionnelle, à savoir de travailler en contrat à durée indéterminée (CDI) ayant passé la période d’essai, ou bien de travailler en intérim ou en contrats à durée déterminée (CDD) depuis un certain temps.

Néanmoins, le statut du logement compte aussi : à défaut d’être propriétaire ou en accession à la propriété, il faut être locataire en titre ou bien bénéficier d’un logement de fonctions pour cause de nécessité de service, ou encore être hébergé par la famille. Dans ce dernier cas, le prêteur tiendra généralement compte d’un « loyer fictif » en prévision du jour où l’emprunteur ne sera plus hébergé.

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Le rachat de crédit locataire est-il intéressant ?

On ne pourra vraiment répondre à cette question qu’après une analyse de votre situation d’ensemble et, en particulier, de votre taux d’endettement avant et après la restructuration financière envisagée et de votre comportement bancaire.

Cependant, s’il est vrai qu’à partir du moment où l’on ne peut pas apporter de garantie financière (hypothèque conventionnelle ou cautionnement mutuel) on obtiendra un taux nécessairement moins intéressant que si l’on était propriétaire.

Un locataire conserve néanmoins toutes ses chances d’effectuer un rachat de credit locataire à de très bonnes conditions pour peu que le montant ne dépasse pas le plafond fixé par le prêteur et que sa durée s’inscrive dans ses limites.

En effet, en matière de regroupement de crédits sans garantie, le montant maximum du prêt et la durée d’amortissement de celui-ci sont moindres qu’en matière de rachat de crédit immobilier.

La différence de taux lors d’un rachat de prêts à la consommation

Si vous êtes locataire, en tous cas non-propriétaire, la reprise de vos dettes portera donc uniquement sur des biens de consommation ou sur des prêts personnels. Or si vous avez acheté ces équipements à l’aide d’un crédit rapidement octroyé, vous avez de grandes chances d’obtenir un taux bien plus intéressant auprès d’un établissement financier spécialisé dans la restructuration financière des particuliers accordant une grande importance à l’étude de votre dossier.

Effectivement, lorsque vous craquez pour un réfrigérateur américain dans une grande surface et que vous l’achetez à crédit le jour même, le prêteur prend un risque car il n’a pas eu accès à certaines pièces de votre dossier. Or qui dit risque élevé dit taux nominal élevé. Il arrive ainsi que certaines personnes se retrouvent à payer leur réfrigérateur 100 % plus cher sur 5 ans !

Tout le monde connaît la dangerosité d’un usage inadapté de ce genre de crédit facile et rapide à obtenir (quelquefois même sans l’avoir demandé !) qui les a fait baptiser « crédits revolver » et qu’il convient désormais, selon Madame Christine Lagarde, d’appeler seulement « crédits renouvelables ».

Attention aux exemples de rachat de crédit locataire réussis

Admettons que vous ayez plusieurs mensualités représentant un total de 800 € en prêts à la consommation dont le dernier se terminera dans 4 ans et 8 mois ans. L’idéal serait de faire reprendre les en-cours grâce à un autre emprunt ne durant pas plus de 5 ans, et pour lequel vous aurez à payer des mensualités moins élevées.

Dans ce cas, on pourrait à priori supposer que l’opération est une réussite, et pourtant cela dépend de la durée qui restait à courir sur chaque crédit consolidé. Il convient donc de comparer le montant des intérêts avant et après rachat de crédits.

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Opérations de restructuration financière

Les opérations de restructuration financière sont rarement effectuées avec pour unique objectif d’abaisser le coût du crédit, sauf précisément lorsqu’il s’agit de consolider des revolving –pardon !- des crédits renouvelables pour bénéficier d’un taux d’intérêt à la fois fixe et, surtout, bien moins élevé, tout comme d’une prime d’assurance sensiblement plus faible.

La plupart du temps, on pense au regroupement de crédits quand on a trop pris ou quand les revenus ont baissé, ce qui revient au même, c’est-à-dire au déséquilibre du budget.

En pareil cas, il faut faire réduire de façon drastique le montant des mensualités, souvent jusqu’à 60% voire plus. Pour parvenir à un tel résultat, un taux bas ne suffit pas. Il faut obligatoirement jouer sur la durée de remboursement (comprenez l’augmenter plus ou moins selon l’effet recherché). Plus le remboursement est petit, plus il demandera de temps, c’est logique. Tout aussi logiquement, même à un taux moindre, les intérêts seront produits sur une plus longue période et in fine le coût du crédit sera plus élevé.

Un rachat de crédit locataire revient généralement plus cher que les crédits qu’il consolide. L’intérêt est bien sûr que ce refinancement vous restitue du pouvoir d’achat tout de suite. A vous d’apprécier ce que ça vaut.

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Les moyens à votre disposition pour ne pas vous tromper

Une fois votre demande de rachat de crédit locataire en ligne remplie sur le site d’un intermédiaire en opérations de banque spécialisé, ce dernier vous appelera pour « auditer » votre situation personnelle et vos besoins.

En fonction de cette analyse, il vous donnera tout de suite un avis de faisabilité (bien plus fiable que les prétendues simulations instantanées en ligne qui ne sont au mieux que de simples indications) et, si vous êtes d’accord avec ses propositions, il vous demandera de lui adresser un dossier pour lui permettre d’engager aussitôt les démarches auprès de ses partenaires financiers à même de répondre favorablement à votre demande qu’il mettra en concurrence afin de vous obtenir le meilleur rachat de crédit locataire possible.

Par la suite, vous recevrez une ou plusieurs offres préalables valables 15 jours. Il s’agit là de documents on ne peut plus officiels, qui vous donnent le droit de réfléchir pendant 14 jours ouvrables sans que les établissements financiers émetteurs desdites offres ne puissent changer d’avis.

Sur ces offres préalables, vous verrez notamment apparaître 2 informations essentielles : le taux effectif global (TEG) et le coût total de l’opération.

Comparez le TAEG ainsi proposé avec les TAEG de vos crédits actuels en établissant une moyenne en fonction des en-cours de chacun. Mais le plus parlant est la différence des coûts entre ceux des crédits en-cours, c’est-à-dire en conservant le statu quo, et celui du rachat de credit qui les refinancerait.

Calculez vous-mêmes le surcoût éventuel du rachat de crédit locataire pour juger de son intérêt

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Nul besoin pour cela de recourir à un expert comptable ou financier ! Ce surcoût est très facile à calculer par vous-mêmes puisqu’il suffit de :

  1. multiplier la mensualité de chaque crédit à racheter par le nombre de mensualités restant à payer et de retrancher du produit obtenu par emprunt le montant du capital restant dû figurant sur le tableau d’amortissement ou le relevé mensuel s’il s’agit d’un crédit renouvelable.  Vous additionnerez le coût ainsi obtenu de chaque crédit pour avoir le coût total actuel.
  2. multiplier le montant de la mensualité du rachat de crédit consommation par le nombre (c’est-à-dire la durée exprimée en mois) et de déduire de ce produit le montant total des dettes rachetées (et de la trésorerie le cas échéant).
  3. comparer les résultats 1 & 2.

Il ne vous restera plus qu’à apprécier si le jeu en vaut la chandelle ou plutôt si les avantages matériels et immatériels que vous procure le regroupement de crédits justifient son surcoût. Là par contre, ni une machine à calculer ni même un programme informatique ne peut le dire.

Etre locataire n’est pas un problème pour demander un rachat de crédit ?

Non, ça n’est pas un problème mais cela pourrait en être si vous présentiez des relevés de comptes bancaires en déséquilibre (plus de sorties que d’entrées) et émaillés d’incidents bancaires (commissions d’intervention, rejets de prélèvements et/ou de chèques, ATD, saisies-attribution…), ou encore montrant de nombreux retraits d’argent liquide dépensé on ne sait comment.

En revanche, si vous êtes locataire et que vous présentez les conditions de stabilité professionnelle requise ainsi qu’une rigueur de gestion suffisante, vous avez sans doute à y gagner en demandant à un courtier de trouver un repreneur pour vos prêts à la consommation.

Consultante en investissement immobilier, je déniche les bonnes affaires et les bons placements en immobilier pour le compte d’institutionnels.

Ce blog personnel me permet de parler d’un domaine qui me passionne sans me restreindre !

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